Novembre 2004

L'UNJCI organise une Table ronde sur les NTIC : « Utilisation des NTIC par les journalistes : rôle et importance »

Mardi 30 Novembre 2004

Sous - Thèmes traités par les intervenants

Communication 1 :

M. Jérôme Zano, Directeur du Projet Développement des NTIC

- Présentation générale de l’Internet
- La Politique globale de formation des journalistes
- Utilisation des NTIC par les journalistes : rôle et importance

Communication 2 :

M. le Directeur du CFR/BNETD

- La Politique globale de formation des journalistes
- Utilisation des NTIC par les journalistes : rôle et importance

Communication 3 :

M. le DG de l’ATCI

- Exposé sur les flux (bande passante)
- Exposé sur le rôle de l’ATCI pour ce qui concerne l’attribution des bandes passantes
- Exposé sur les différentes méthodes de connexion proposées en Côte d’Ivoire

Communication 4:

M. le Représentant du DG de la SNDI

- Exposé sur les opportunités que peut offrir la SDNI au monde des médias dans le domaine des NTIC

Communication 4

M. Christian Rolland, DG de Assist :

- Explication des requêtes sur le web
- Présentation de quelques moteurs et annuaires de recherche
- Utilisation de ces outils de recherche

Communication 5 :

M. Christian Rolland, DG de Assist (aspect pratique) :

- Utilisation globale du navigateur
- Exposé sur le protocole http et ftp
- Exposé sur les virus et les risques d’attaque pirate
- Présentation de nom de domaines et du processus d’hébergement


Communication 6 :

M. Nahoui Arnaud Guillaume, Webmaster MPA (aspect pratique)

- Présentation d’un site web
- Procédure de transfert des informations sur le serveur d’Hébergement
- Techniques de référencement d’un site web
- Utilisation de la messagerie


DECLARATION DE L’UNJCI FACE AUX TUERIES DE L’ARMEE FRANCAISE EN CÔTE D’IVOIRE

Mercredi 17 Novembre 2004

I- LES FAITS


Les samedi 6, dimanche 7 et lundi 8 novembre 2004, le détachement de la Force Française Licorne placée sous mandat Onusien en Côte d’Ivoire a bombardé les aéronefs militaires ivoiriens et ouvert le feu sur des manifestants civils aux mains nues à Yamoussoukro, Sinfra, Duekoué, Guiglo, Tiébissou et à Abidjan.


Ces actions faisaient suite, selon les autorités politiques et militaires françaises, au bombardement par l’aviation militaire ivoirienne d’un camp militaire français à Bouaké, en zone rebelle qui aurait fait 9 morts dont huit (8) français et un (1) américain et 23 blessés. Ainsi, l’armée française, sur ordre du Président Jacques Chirac, a organisé ces représailles contre l’armée ivoirienne en détruisant ses aéronefs au sol. De vives manifestations de protestation qui s’en sont suivies ont été sévèrement réprimées par les soldats de la Force Licorne. Le bilan est lourd dans le rang des civils ivoiriens, faisant 64 morts et près de 1400 blessés selon le bilan officiel. Parmi ces victimes, on dénombre deux journalistes.


A Duekoué (600 km d’Abidjan à l’Ouest de la Côte d’Ivoire), M. Antoine Massé, correspondant du quotidien « Le Courrier d’Abidjan » a été tué par balles. Le journaliste couvrait une manifestation visant à bloquer l’avancée des soldats français partis de Man et en route pour Abidjan, selon les informations obtenues auprès de sa rédaction à Abidjan. Le correspondant du quotidien « le Courrier d’Abidjan » a été tué comme trois militaires, un policier, un douanier et deux autres civils ont trouvé la mort à Duekoué lors de l’ouverture du feu sur le corridor par une colonne de la Force Licorne.


A Yamoussoukro, M. Lazare Ahua, caméraman de la télévision nationale ivoirienne (RTI), a été blessé aux pieds par balles alors qu’il filmait les opérations de représailles des hélicoptères de l’armée française.


II- NOTRE POSITION


L’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire ( UNJCI):


1- S’incline respectueusement devant la mémoire des morts

2- Présente ses condoléances aux familles de toutes les victimes ;

3- Souhaite prompt rétablissement aux blessés ;

4- Condamne avec la dernière énergie la brutalité meurtrière dont l’armée française a fait preuve en organisant les représailles disproportionnées qui ont eu pour cibles des journalistes ;

5- Dénonce ces représailles attentatoires à la liberté de la presse, mais surtout aux droits de l’homme et aux droits à la vie ;

6- Exige une enquête Onusienne et des organismes de défense des droits de l’homme approfondie et indépendantes sur les évènements des 6, 7 et 8 novembre 2004 pour situer les responsabilités, prendre les sanctions appropriées contre les fautifs et des mesures pour dédommager les victimes dont les deux journalistes pris pour cibles.


En attendant, l’UNJCI invite le gouvernement français et la Force Licorne à faire preuve de responsabilité et de retenue pour un retour au calme et à la Paix en Côte d’Ivoire.




Fait à Abidjan, le 17 novembre 2004


Le Conseil Exécutif de l’UNJCI


DECLARATION COMMUNE

Vendredi 5 Novembre 2004

LES FAITS

Le jeudi 04 novembre 2004, la Côte d’Ivoire a vécu la reprise des hostilités armées entre les Forces armées nationales et les Forces Nouvelles qui s’est traduite par des frappes aéroportées sur des postions des ex-rebelles. A la suite de ces événements des jeunes ont investi les rues de la capitale économique, Abidjan. Dans la soirée, des centaines de jeunes non encore identifiés, ont assiégé les locaux de plusieurs rédactions de la place. Pendant des heures, des dégâts considérables ont été causés. L’UNJCI et l’OLPED constatent :
A Le Patriote : l’ensemble des locaux, ainsi que l’imprimerie ont été détruits et incendiés.
A 24 Heures : Les locaux et le matériel ont été détruits et incendiés.
A Le Libéral : l’ensemble des locaux ont été détruits et incendiés.
A Le Nouveau Réveil : les locaux et le matériel ont été entièrement saccagés.

Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée mais des investissements considérables sont partis en fumée menaçant ainsi la sécurité sociale de centaines d’ivoiriens exerçant dans ces entreprises de presse.

NOTRE ANALYSE

L’Union Nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) et l’Observatoire de la Liberté de la Presse, de l’Ethique et de la Déontologie (OLPED) estiment que ces actes sont des dérives en ce qu’ils constituent des atteintes graves à la liberté d’expression garantie par notre Constitution et sont des freins intolérables à la liberté d’entreprise.
Devant ces faits, l’UNJCI et l’OLPED élèvent la plus vive protestation et condamnent fermement ces actes qui n’honorent ni leurs auteurs, ni leurs commanditaires, ni la Côte d’Ivoire.




L’UNJCI et l’OLPED, notent que les attaques contre les journaux sont un phénomène récurrent en Côte d’Ivoire. Il y a eu une semaine, en effet, des jeunes avaient entrepris de détruire des éditions de la presse nationale.
Edipresse, la société de distribution des journaux, n’avait pas été épargnée par ce vent de violence.
L’UNJCI, l’OLPED s’inquiètent du fait que les contradictions de la vie politique nationale dégénèrent en des attaques injustifiées contre la presse nationale et ses animateurs

L’UNJCI et l’OLPED, ont rencontré les autorités compétentes afin qu’elles garantissent les sécurité des journalistes sur toute l’étendue du territoire national.


NOS DECISIONS

Au regard du péril que ces actes de violence font peser sur la liberté de la presse, la sécurité et la pérennité des entreprises de presse et des journalistes, L’UNJCI et l’OLPED interpellent les autorités ivoiriennes, en particulier les ministres de la Sécurité et de la Défense pour assurer et garantir la sécurité des journalistes et des entreprises de presse sur toute l’étendue du territoire national

L’UNJCI et l’OLPED appellent, les auteurs de ces actes de vandalisme contre les journaux à se ressaisir et leur rappellent que les journalistes ne sont ennemis de personne.
L’UNJCI et l’OLPED lancent un appel à la vigilance des journalistes afin que leurs organes ne servent pas de support aux actions de tous ceux qui veulent porter atteinte à la liberté de la presse.
L’UNJCI et l’OLPED appellent, enfin, les journalistes à faire preuve de responsabilité en cette période délicate de l’histoire de notre pays.
Par ailleurs, L’UNJCI et l’OLPED se proposent de tenir une rencontre extraordinaire de concertation avec les structures de régulation et toutes les organisations professionnelles de la presse pour réfléchir ensemble afin de la restauration d’un meilleur environnement de travail des journalistes.

Fait à Abidjan,
Le 05 novembre 2004

Les Signataires


Pour l’UNJCI
Le Président
Amos Béonaho




Pour l’OLPED
Le Président
Samba Koné